Ride du lion, de la patte d’oie… faut-il commencer le Botox ?

Ride du lion, de la patte d’oie… faut-il commencer le Botox ?

Cette question est un classique des forums de discussion sur l’esthétique. “Si je commence trop tôt les injections de toxine botulique ou d’acide hyaluronique, vais-je devenir accro ?” “Et trop tard : les résultats seront-ils décevants ?”

Distinguer l’injection qui répare et celle qui transforme

Tous nos experts distinguent l’injection qui répare et celle qui transforme. « Prenons une femme qui n’a pas de lèvres, et qui veut faire des injections pour redonner un peu de féminité à sa bouche : on est dans la réparation objective d’un défaut, explique Cécilia Commo, psychothérapeute à l’Institut parisien de la silhouette. En revanche, il ne faut pas accepter des transformations radicales, comme une femme qui demanderait des pommettes à la slave, alors que cela ne correspond pas à sa physionomie. »

Une injection pour vous ou pour les autres ?

Il n’est pas question de dissuader les femmes de faire des injections. « Je crois au pouvoir de la réparation en esthétique. La demande peut être immature à 20 ans, mais pas à 40 ans, dit Cécilia Commo. Le travail du psy, quand il est consulté, est de faire passer ce message : “Vous ferez ce que vous voudrez, mais ayez conscience du pourquoi de votre demande”. L’acte sera bien vécu si la femme le fait pour elle, pas pour garder son mari. »

Changer son visage n’est jamais anodin

Pour autant, faire des injections ne doit pas être banalisé, comme le souligne Claude Halmos, psychanalyste : « Une femme qui veut avoir recours à l’esthétique doit en parler longuement, réfléchir… et le faire si elle estime que la demande est légitime. Mais cette réponse doit arriver au bout d’un chemin nécessairement long. Pourquoi ? Car aujourd’hui, en esthétique, on fait croire aux gens que toucher à son corps, c’est anodin. Or, ce corps il a une histoire et il n’est pas là par hasard. »

Pour la toxine botulique, l’acte peut être précoce

Quand des rides du front sont marquées, et quand la ride du lion apparaît tôt et qu’elle donne l’air sévère. Pour le cas du front, l’objectif n’est pas de le lisser totalement, mais d’atténuer les rides trop marquées. »

Pour des injections de comblement, les demandes les plus courantes sont pour les expressions d’amertume ou les sillons nasogéniens. « La plupart des demandes d’injections sont raisonnables. Et souvent, il ne faut pas grand-chose pour que la patiente retrouve confiance en elle. »

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